FESTIVETHNO 2009: The Yhyakh festival as an ethnic symbol
Entry ID:
1024_2_IPEV_FR
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Summary
Abstract:
FRANCAIS La République Sakha (Iakoutie) couvre une superficie six fois équivalente à celle de la France au nord-est de la Sibérie. Les Iakoutes (ou Sakhas), qui parlent une langue türke, sont récemment arrivés dans le Nord, ce qui rend la question de leur relation au paysage particulièrement intéressante. Ils ont fui la pression des peuples türks et mongoles de la steppe cisbaïkalienne il y a six ... ou sept siècles de cela. Elevant chevaux et bovins sur ce nouveau territoire, les Iakoutes ont développé des relations avec les peuples toungouses (Evenks et Evènes), les Tchouktches et les Ioukaghirs, qui vivent de chasse, de pêche et d'élevage du renne. La culture iakoute (sakha) moderne est le produit d'une fusion entre les traditions des steppes et celles de la taïga et de la toundra boisée. En s'installant dans le nord, les Iakoutes se sont adaptés à l'environnement de la Sibérie extrême-orientale, en créant des endroits capables de les abriter eux et leur bétail (bovins et équidés). Pour ce faire, ils ont déforesté, asséché les lacs et brûlé l'herbe haute sur les prairies. Puisant leurs ressources de la nature, ils ont vécu en préservant le fragile équilibre entre appropriation du territoire et respect de la nature, en suivant un nombre important de tabous et en pratiquant des rites préventifs. La religion est étroitement liée à la nature dans cette région. Traditionnellement, les peuples de Sibérie ne faisaient pas de distinction entre ce que nous appelons le « domestique » et le « sauvage ». Ils vivaient dans la nature, où ils supposaient que se trouvaient des « endroits humains » et des « espaces habités par les esprits ». L'idéologie soviétique introduit une distinction entre la nature (considérée comme « primitive ») et l'être humain (associé avec l'idée de « civilisation »). La perception du paysage par les Iakoutes, leur rapport aux sites rituels avant la répression des croyances, et le culte des chamanes d'antan sont intéressants à comparer avec ce qu'ils sont aujourd'hui. Les transformations montrent un changement du mode de vie des Iakoutes et des autres peuples autochtones d'Iakoutie, qui s'accompagne de certaines modifications de leurs croyances, de leur conception du monde et de leur rapport avec l'environnement. Le programme pluriannuel Festivethno propose une réflexion sur les croyances et les rites pratiqués de nos jours, individuellement ou collectivement, par les Iakoutes et les autres peuples sibériens de République Sakha (Iakoutie) au nord-est de la Fédération russe. Il s'interroge sur le processus d'appropriation de la nature et sur les rituels associés à l'environnement en Sibérie septentrionale. Ce programme a pour objectifs de se nourrir du regard apporté par la géographie humaine et des perspectives offertes par l'anthropologie. La recherche sera menée en ville, dans différents types de villages et sur les campements dans la nature. Les missions sont effectuées par Emilie Maj, qui est rattachée au Groupe, Sociétés, Religions, Laïcité (CNRS/EPHE, Paris) et se trouve actuellement en contrat postdoctoral au Centre for Landscape and Culture (Tallinn University, Estonian Science Foundation). Son travail est supervisé par Virginie Vaté, chercheur au Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (CNRS/EPHE, Paris). *** ENGLISH The Sakha Republic (Yakutia) is situated in Northern Siberia. The Yakuts (Sakhas), who speak a Turkic language, are recent arrivals in the north and this makes the issue of their landscape enculturation particularly interesting. They fled six or seven centuries ago under from the pressure of Turkic and Mongolian peoples in the TransBaikal steppe further to the south. In the subsequent Centuries, breeding horses and cattle, the Yakuts have lived closely alongside Tungus peoples (the Evenks and the Evens), the Chukchis and the Yukagirs who lived from hunting, fishing and reindeer breeding. Modern Yakut (Sakha) culture is the product of fusion between steppe traditions and those of the taiga and the forested tundra. Moving to the North, Yakuts adapted to the harsh environment of the Far East Siberia, by creating dwelling spaces within the landscape for themselves and for their cattle (oxen and horses) by the means of deforestation, drying lakes and burning dry grass on old pastures. Getting their resources from the nature, they lived in the fragile balance between the appropriation of the territory and the respect of the nature setting a number of important unbreakable taboos and preventive rites. Religion is closely related to nature in this area. Traditionally, Siberian people did not make a real distinction between what we call "the Domestic" and "the Wild". They occupied nature, where they considered that there were "human places" and "spirits' spaces". But the Soviet ideology introduced a clear distinction between the nature (what was called "primitive") and the human (who was associated with the idea of "civilization"). It is interesting to compare the perception of the landscape by the Yakuts and their way of setting the places of cult before strong repression of beliefs to what is left today. The changes show the great transformation of the lifestyle of Yakuts and other Siberian Natives of Yakutia, and several transformations of their beliefs, of their conception of the world, and of their relation with the environment. The pluriannual program Festivethno proposes a reflection on the beliefs and rites individually or collectively currently practiced by the Yakuts and by the other Siberian peoples of the Sakha Republic (Yakutia) to the northeast of the Russian Federation. It wondered about the process of owning the nature and about rituals associated with it in Northern Siberia. This program intends to link human geography and anthropology. It will be carried out in the city, in different types of villages and in camps in the nature. The research is carried out by Emilie Maj, who is linked to the Groupe Sociétés, Religions, Laïcité (CNRS/EPHE, Paris) and is currently working in the Centre for Landscape and Culture (Tallinn University, Estonian Science Foundation). Her work is supervised by Virginie Vaté, research fellow in Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (CNRS/EPHE, Paris).
Related URL
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Description:
Juniper: Base de données des études mongoles et sibériennes (Database of Siberian and Mongolian Studies)
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Geographic Coverage
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Spatial coordinates
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Data Set Citation
Dataset Originator/Creator:
Emilie MAJ
Dataset Title:
Festivethno: the Yhyakh as an ethnic symbol (Republic Sakha, Yakutia)
Dataset Release Date:
0000-00-00
Dataset Release Place:
Paris
Dataset Publisher:
Emilie MAJ CNRS IPEV
Data Presentation Form:
Report
Other Citation Details:
Fieldwork report 2009 carried by Emilie MAJ
Temporal Coverage
Start Date:
2009-06-19
Stop Date:
2009-08-15
Data Resolution
Latitude Resolution:
62.08
Longitude Resolution:
129.83
Quality
Liste des personnes interrogées Ammosov Ivan Ivanovitch 50 ans Ingénieur en chef de lentreprise Zoloto Jakutii. Jakutsk Explique lutilisation de lYhyakh par son enterprise TERIS 70 ans Ancien chercheur en sciences humaines. Philosophe, créateur de lenseignement ajyy, responsable dun groupe spirituel Jakutsk Cest lui qui a commencé lYhyakh de la ... ville de Iakoutsk au début des années 1990. Explique la création et ce que lYhyakh est devenu à présent. Kim Afanasevitch Spiridonov 33 ans Jeune homme en fin détudes rencontré sur le lieu de la fête. Jakutsk Ksanf 40 ans Jounaliste (russe) responsable du département « culture » du journal Jakutija Jakutsk Il sintéresse à la culture iakoute bien quil soit russe. Sa profession le conduit à se rendre à lYhyakh mais il arrive quil sy rende avec des amis. Lena Fedorova 50 ans Responsable de la Société « Olonkho » Jakutsk Membre de lintelligentsia, elle met en avant la culture iakoute, à travers une redécouverte de lépopée iakoute olonkho. Elle voyage beaucoup dans les pays de langue turque, ainsi quau Tibet, à la recherche des origines des Iakoutes Wanda B. Ignateva 45 ans Ethnosociologue, responsable du département de sociologie de lInstitute des Sciences Humaines et des Problèmes des Minorités du Nord. Consultant de la munucipalité de Iakoutsk pour lYhyakh. Jakutsk Elle parle de son travail en tant que consultante pour la ville de Jakutsk autour de la reconstruction de la fête de lYhyakh. Ekaterina Nazarovna Romanova 50 ans Ethnologue, responsable du département dethnologie de lInstitute des Sciences Humaines et des Problèmes des Minorités du Nord. Consultant de la munucipalité de Iakoutsk pour lYhyakh. Jakutsk Elle parle de son travail en tant que consultante pour la ville de Jakutsk autour de la reconstruction de la fête de lYhyakh. Marija Pavlova 33 ans Journaliste à Jakutija Tcherkökh (Taatta) Elle parle de limportance sociale de lYhyakh Jakovlev Wilem Fedorovitch 70 ans Ancien chercheur, spécialiste des poteaux serge. Consultant de la munucipalité de Iakoutsk pour lYhyakh. Jakutsk, Viljujsk Il parle des débuts de lYhyakh. Il explique la symbolique liée à lYhyakh et dessine un schéma directionnel. Importance du soleil et des dieux auxquels sont faites les offrandes. Kunnej Eremeeva 33 ans Journaliste au département « culture » du journal Jakutija Jakutsk, Njurba, Viljujsk A un réseau de connaissances étendu. Intéressée par tous les domaines de la culture. Korjakina upravlenie kul'tury 55 ans Reponsable du département de la culture de la municipalité de Iakoutsk Jakutsk Elle parle de la politique de la ville de Jakutsk en ce qui concerne la fête de lYhyakh. Natasha S. 55 ans Comptable dans une polyclinique Jakutsk, Butejdeex Née à la campagne, elle a reçu une culture russe à la ville à partir de ses 5 ans. Elle explique pourquoi elle ne se rend pas à lYhyakh. Varlamova Anna Egorovna 60 ans Ecrivain Jakutsk Elle écrit des romans et des articles qui narrent les problèmes sociaux de la jeunesse en Iakoutie. Elle explique pourquoi elle se ne rendait pas autrefois à lYhyakh et pourquoi elle a décidé de sy rendre à présent chaque année. Indeeva Ivanna 23 ans Etudiante en droit, en fin détudes, rencontrée lors de la fête de lYhyakh Jakutsk Elle présente sa pratique de lYhyakh. Angelina Shadrinova 40 ans Ecrivain Suntar Jakutsk Elle compare les Yhyakh de Iakoutsk et de Sountar à louest de la République. Importance de la danse Ohuokaj Pisatel' Ujbaan Ojuur 45 ans Ecrivain Taatta Il parle de sa pratique de lYhyakh. Aita Efimovna Shaposhnikova 50 ans Travaille dans le domaine culturel Nam Elle parle de sa pratique de lYhyakh. Anatolij Nikolaevitch Pavlov Ancien membre de la société de Teris, rédacteur en chef du journal pour les enfants Keskil Jakutsk Il parle du déroulement de lYhyakh dans les années 1990 et de ce quil est devenu actuellement Vasilij Nikitititch Prototjaginov 75 ans Professeur de littérature iakoute à luniversité, représentant de lintelligentsia iakoute Taatta Explique pourquoi il se rend en famille à lYhyakh rarement et pourquoi il ne prend pas part au rituel de rencontre avec soleil Valera Nikolaevich Lukovcev 50 ans Rédacteur en chef de la Maison dEdition Bitshik Baajaga (Taatta) Il sintéresse aux questions politiques en Iakoutie et a un réseau de connaissances très étendu. Il parle de son appréhension de lOlonkho Commentaire sur le déroulement et lutilisation ultérieure des enquêtes Les enquêtes ont été réalisées progressivement, au gré des rencontres et lorsque les personnes étaient disponibles pour la discussion. Elles sont été réalisées comme une conversation, les questions nétant posées par lethnologue que lorsque la personne avait terminé de parler ou était à court didées. Au cours de la mission, il est apparu que dans tous les domaines de la vie en République Sakha (Iakoutie), quil sagisse directement des questions politiques, de la vie scientifique, spirituelle, du journalisme
quun grand retour en arrière sopère. Jen ai moi-même fait les frais. En effet, pour ne causer dinconvénient à personne, jai souhaité dans un premier temps faire une demande dinvitation auprès dune agence suisse, qui mavait fourni en 2006 une invitation sans problème. Celle-ci a répondu à me demande que « la Iakoutie était une zone fermée aux étrangers et quelle navait plus le droit de fournir dinvitations aux étrangers ». Je me suis alors tournée vers des agences de Moscou. Les trois firmes auxquelles je me suis adressée mont donné une réponse identique : « Iakoutsk est une ville fermée aux étrangers. Seule une institution ou une personne de République Sakha (Iakoutie) est en droit de vous fournir une invitation pour vous rendre dans cette république ». Je me suis finalement dirigée vers Egor Spiridonovitch Shishigin, directeur du Musée national Iaroskavskij, qui a, effectivement, pu me fournir une invitation sans problème particulier. Le délai a été dun mois, car la demande des Iakoutes passe automatiquement par Moscou, où elle est examinée. Il faut aussi noter quau mois de mai 2009, le parlement iakouter Il Tumen a officiellement et « de lui-même » supprimé larticle concernant la souvernainté de la République. Si celle-ci nexistait plus dans la réalité depuis larrivée de V. Poutine au pouvoir, elle a donc officiellement été rayée de la Constitution iakoute. Par ailleurs, je sais que les personnes qui hébergent des étrangers à Iakoutsk ou qui sont dune manière en contact avec eux sont régulièrement interrogées par les services secrets (FSB). Certaines des personnes interrogées ont littéralement parlé du retour en arrière, des poursuites judiciaires qui sont instaurées envers des individus, des articles scientifiques non publiés car ils comportaient lidée de « colonialisation », des journalistes licenciés pour avoir critiqué le Président de la République Sakha (Iakoutie)
Tout ceci laisse entendre que les données obtenues, en particulier les entretiens effectués auprès des représentants de lintelligentsia, devront être utilisées avec précautions, toute critique du gouvernement pouvant engendrer divers désagréments envers ces personnes. Pour certaines dentre elles, le discours prononcé, même si celui-ci était transcrit de manière anonyme, laisse entendre qui en est lauteur. Je devrai par conséquent être particulièrement attentive à lusage des données et reporter même pour certains leur parution dans des articles. Catégories de personnes interrogées Des entretiens ont été réalisés auprès de différentes catégories de personnes. Celles-ci peuvent être classées de la manière suivante : Organisateurs : les organisateurs appartiennent eux-même à deux catégories. Les uns sont les premiers organisateurs de lYhyakh municipal dans les années 1990 et sont des membres de lintelligentisa iakoute. Les autres, actuels organisateurs, sont des fonctionnaires de la municipalité de Iakoutsk. Les premiers sont très critiques envers la manière dagir des deuxièmes. Consultants, experts : différents consultants effectuent des expertises sur commande de la municipalité de Iakoutsk pour lorganisation de lYhyakh. Ils effectuent des propositions pour lamélioration de la cérémonie douveture, organisent les rituels, désignent les emplacements des éléments matériels qui concernent les rituels (poteaux rituels
etc), effectuent des enquêtes de satisfaction auprès du public. Membres de lintelligentsia : ce sont des écrivains ou des penseurs qui ne jouent pas de rôle direct sur lorganisation de la fête mais posent un regard critique sur lévènement. Visiteurs : ce sont des personnes rencontrées durant la fête ou bien des individus consultés après la fête et qui sy rendent pour une raison personnelle ou professionnelle. Dans le second cas, il sagit à la fois de journalistes qui écriront des articles sur lévènement ou bien de membres dentreprises, qui se rendent sur le lieu de la fête pour promouvoir leur entreprise via lorganisation de concerts ou dautres divertissements sur le lieu de la fête. Personnes qui ne se rendent pas à lYhyakh : certaines personnes ne se rendent jamais à lYhyakh malgré leur nationalité iakoute et leur lieu de vie proches de lemplacement de la fête. Il est intéressant de savoir pour quelles raisons elles ignorent lYhyakh. Sphères touchées par les entretiens Les entretiens provoqués touchent différentes sphères de la vie en Iakoutie : La sphère politique : LYhakh de la municipalité de Iakoutsk est considéré comme lYhyakh national de la République Sakha (Iakoutie). Il est organisé, codifié, mis sous la responsabilité du service culturel de la Ville de Iakoutsk. Son prorgamme est annoncé officiellement dans les journaux de la République. Son déroulement provoque des polémiques parmi les membres de lintalligentsia, qui émet une opinion très défavorable envers les organisateurs officiels. LYhyakh est vu par les autorités comme la fête nationale, la fête iakoute des jakutjan (les citoyens iakoutes) et non seulement des jakut (les iakoutes ethniques) et des efforts sont faits par les organisateurs pour faire particiciper différentes communautés et faire venir un public issu de toutes les nationalités. La sphère spirituelle : LYhyakh est une ancienne fête clanique lors de laquelle des rites religieux étaient menés par les chefs de lignées et les chamanes. LYhyakh actuel, même sil est considéré par beaucoup dintellectuels comme un grand « show », a un succès spirituel important parmi les masses. Cette année 140.000 personnes ont officiellement participé au rite de « rencontre du soleil » (vstretshja solnca). Même si statistiques sont daprès certains surestimées (une personne serait comptée plusieurs fois lors de ses allées et venues entre le lieu de la fête et le parking), il est certain quun nombre considérable de gens de la ville et de villageois fréquentent lendroit. Par ailleurs, les différents lieu de rituel sur le lieu de la fête, en particulier le poteau de bronze, ont un succès évident : la queue pour y parvenir est permanente durant le premier jour et quasi permanente le deuxième jour. Même si la relation au rituel semble davantage relever du « Pari » de Pascal, elle existe et nécessite un commentaire. La sphère économique : LYhyakh de Iakoutsk touche la sphère éonomique à différents niveaux. De nombreux artisans ou vendeurs de plats cuisinés sont postés sur les allées principales pour vendre leurs marchandises. Au-delà de ce marché, lYhyakh constitue un investissement considérable de la part de la minicipalité, dune part, et des entreprises, de lautre. La ville de Iakoutsk paye des consultants et finance la construction de nouveaux emplacements rituels. Les entreprises, sur le principe du tojonat (tojon désigne le seigneur, lhomme riche et influent), effectuent des investissements importants dans lachat demplacements et la construction de maisons traditionnelles privées. Par ailleurs, elles attirent le public et se font de la publicité en finançant des concerts de musique pop ou traditionnelle. Les dépenses sont considérables en regard des bénéfices financiers directs. Cette fête ne peut pourtant pas être considérée comme une fête commerciale, même si certains parlent de show : limportant est pour toutes les parties de dépenser sans compter pour obtenir une belle fête. Comme dans le potlatch, les riches qui contribuent par des investissements à la fête, gagnent en renommée et en prestige. La sphère sociale : Toutes les catégories sociales sont concernées par lYhyakh. Cependant, comme le précise le point précédent, des enjeux de prestige se jouent, dune part entre la municipalité de Iakoutsk et dautres régions connues pour leur Yhyakh, dautre part, entre les entreprises qui sont représentées sur le lieu de la fête. 
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Please contact Emilie Maj who carried the programm: emiliemaj@hotmail.com
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Country:
France
Publications/References
Maj, Emilie, 2009: The horse as an ethnic symbol for Sakha people in post-communist Sakha Republic (Yakutia), Sibirica (8/1), pp. 68-74 Maj, Emilie, 2009: Interpréter le dialogue interculturel entre Russes et peuples autochtones de la République Sakha (Iakoutie), in 2009. K. HADDAD, M. ECKMANN, A. MANÇO (éds), Antagonismes communautaires et dialogues interculturels, Paris, LHarmattan, coll. «Compétences interculturelles », LHarmattan, Paris, pp. 63-83 Maj, Emilie, and Vaté, Virginie: 2009 : Lhistoire de la recherche sibérienne en France, La Revue pourlHistoire du CNRS (10) [70 ans davancées scientifiques, les 10 ans de la revue], p. 41
Creation and Review Dates
DIF Creation Date:
2009-12-22
Last DIF Revision Date:
2012-01-27
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